Approche globale des risques

Bonsoir,

La semaine passée, j’ai assisté à une conférence animée par le Pr Seillan dans le cadre d’une invitation conjointe INVS/CNAM. Je connaissais ce Pr de nom mais n’avait jamais pris le temps de lire ces ouvrages.

Le titre de cette soirée était « management globale des risques ».

Mon approche depuis de nombreuses années est de privilégier le pragmatisme (en évitant de parler de bon sens car chacun a le sien…) tout en veillant à une certaine prise en compte de la réglementation mais sans verser dans une prévention guidée par la loi. Cette vision s’oppose bien souvent au souhait de nombreuses entreprises de certifier la S&ST comme tout autre organisation. Mon approche est de travailler sur le terrain en intégrant au mieux les principes de prévention à la performance d’entreprise.

Le Pr SEILLAN pendant cette heure et demie d’intervention m’a rassuré sur l’orientation que je me donne et que je m’applique à transmettre au sein des entreprises que j’accompagne :

  • S’appuyer sur l’engagement au plus haut niveau car sans cela, la gestion des risques n’est rien
  • Savoir organiser la prévention pour progresser et mesurer cette progression
  • Agir et donc décider, savoir trancher, le risque le plus important et le plus impardonnable étant l’immobilisme

En complément, l’entreprise peut défaillir et dans ces cas elle a un devoir de réparation mais peut également être poursuivie. 

J’adhère complètement aux dires du Pr SEILLAN sur le fait que les juristes sont acr boutés sur les règles et qu’il n’y a donc rien de pire qu’une gestion globale des risques par des juristes : il y a un idéal stupide, la conformité qui ne fait pourant aucunement la sécurité.

Il convient de fuir toute entreprise dans laquelle celui qui a du pouvoir ne s’engage pas dans le domaine de la getsion des risques car le résultat sera toujours très limité : Etre responsable, c’est avoir conscience. On se doit de se renseigner sur ce que l’on doit (et donc choisir ensuite en ayant toutes les données en main, car la sécurité c’est avant tout choisir).

En France le risque pénal fige bon nombre de décideurs et parfois l’immobilité semble la règle alors que comme l’idée de dommage évolue (aversion au risque évolutive car socio-culturelle), le gestionnaire de risque doit aller de l’avant et faire bouger toutes les strates de l’entreprise pour  avancer.

Qu’ai-je fait que je n’aurai pas du faire et que n’ai-je pas fait que j’aurai du faire? Le devoir de diligence normale de tout chef d’entreprise est d’avancer et de prouver son avancement, être en amélioration continue ne signifie pas se situer perpétuellement en mode projet mais plutôt agir quotidiennement et tracer ces avancées.

A bon entendeur, la sécurité doit progresser et cette progression se mesurer à l’aune des réalisations, la conformité est illusoire (voir récent rapport sur les normes)…la règle est le moyen de stimuler la pensée & le risque un raisonnement sur le futur.

Je m’engage dans la lecture de quelques ouvrages du Pr Seillan dont sa thèse de la fin des années 70 si elle est accessible…

Cdlt

Jerome

0 commentaire

  1. J’adhère !
    je suis bien content de voir que ton orientation( que je partage) est soutenue et défendue par des voix de poids.

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